Evelyne Côté, chef de pupitre musique

28 Août 2007

Permalink 14:23 pm, Evelyne Cote / (V.O.), 132 mots  

Produis-moi un album

À l'écriture de notre cahier de la rentrée, ces derniers jours, une constante s'est démarquée, ou plutôt a homogénéisé le lot dans la section musicale: Madonna et Duran Duran, après Nelly Furtado, Björk et une panoplie d'autres, s'en remettent à Timbaland (accompagné, dans certains cas, de Timberlake) pour assurer la réalisation de leurs tubes. La convergence des beats menace de prendre d'assaut la pop musique, on dirait bien.

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Déjà que "The Way I Are", de sa compil originale Shock Value, avait des airs de "SexyBack"... voilà qu'on l'accuse de plagier les autres aussi. Qu'on ne soit pas dupes ou qu'on soit plutôt envieux, voire paranos, il faudrait dire au monsieur que produire autant, ç'a beau être payant, ce n'est pas humain... Non?
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21 Août 2007

Permalink 18:34 pm, Evelyne Cote / (V.O.), 188 mots  

Le CD a 25 ans?!

Eh oui! Le compact a, depuis vendredi passé et selon la compagnie Philips qui l'aurait enfanté le premier, 25 ans révolus. Le quart de siècle lui sied-il bien, selon vous? Après, justement, les révolutions des dix dernières années en marketing musical, quels sont les avantages et inconvénients du CD?

Aurait-il, par exemple, précipité l'industrie musicale à sa perte? Ou a-t-il simplement retardé le changement des mentalités en ce qui a trait à la possession de musique et à son écoute?

Je m'explique: si le marché du vinyle en était un de collectionneur où la "tape-cassette" était une simple (mais pratique) panacée, le CD pourrait, en rétrospect, être pointé du doigt pour avoir pavé le chemin du MP3 et tué l'album complet au profit des singles accrocheurs. Une chose est sûre: la matérialité de la musique s'est un peu évanouie, quand le CD a commencé à faire son chemin dans nos ordis.

Personnellement, je cherche encore un antidote aux égratignures. iPod, d'accord pour le jogging et les partys inopinés, mais sinon ça pousse la perte de substance jusqu'à l'aspect sonore...
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15 Juillet 2007

Permalink 12:08 pm, Evelyne Cote / (V.O.), 264 mots  

QC cité: le début de la fin

Il y a quelques jours, alors que la performance de Manu Chao au Parc Jean-Drapeau était encore sur toutes les lèvres, quelqu'un me décrivait le spectacle au coucher du soleil: "C'était trop beau. Le stage, le monde, Chao devant avec le soleil couchant... Le gars capotait."

Je me souviens pour ma part du dernier passage des Pixies, avec Weezer, au Stade du Parc Jarry (dont le commanditaire actuel m'échappe, m'enfin). La brise chaude, le soleil qui descend lentement, la lumière et l'ombre qui se précisent avant de fondre. Le point tournant du show, où la fébrilité et les guitares montent d'un cran.

Le moment entre ça:


...et ça:


Les Breastfeeders, fidèles à eux-mêmes, ont été bavards et buveurs, énergiques et efficaces. Luc Brien, chanteur, dans l'un de ses soliloques savoureux, a invité la foule à trinquer ensemble avant l'ultime chanson, en supposant que deux heures encore plus avancées dans la soirée parviendraient sans doute à décoincer les plus statiques...

L'hypothèse ne s'est pas prouvée à l'Impérial pour Metric, pas par manque de volonté de la foule ou du groupe, oh que non, mais bien par manque d'espace. Hanche à hanche, clavicule à clavicule, les gens se sont entassés sans pouvoir trop bouger jusqu'au rappel fait de l'excellent simple Combat Baby, dans la salle qui n'a jamais paru si petite. Spectacle très couru donc, direct, qui a rentré au poste.



C'est Mutek qui a pris d'assaut le reste de la soirée. Peut-être pas son genre, mais c'est Luc qui aurait été content.
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14 Juillet 2007

Permalink 15:51 pm, Evelyne Cote / (V.O.), 416 mots  

QC cité: karaokanye

Le Festival d'été de Québec s'apprête à tirer sa révérence pour l'année 2007. Parmi une programmation intensément diversifiée, il a entamé hier son sprint final avec une grosse pointure hip-hop: Kanye, le protégé propret de Jay-Z.


photo courtoisie du FÉIQ
crédit Steve Deschênes


Le MC et réalisateur, qui couronne les palmarès depuis la parution de The College Dropout, le premier d'un triumvirat d'albums en 2004, a en effet l'ego aussi prolixe que ses beats.

À titre d'exemple (pour ne pas dire potin), Kanye a pété un plomb sur la scène des MTV Europe Awards 2006 lorsque Justice a raflé le prix du meilleur clip (pour We Are Your Friends) "à sa place" (contre Touch The Sky). Voir vidéo anémique ici pour son discours boiteux mais enflammé, où il s'empare du micro des élus et clame que "mon clip a coûté un million de dollars" et que "Pamela Anderson jouait dedans, j'ai sauté par-dessus des canyons. Si je ne gagne pas, le gala perd de sa crédibilité".

Il a aussi déjà proposé que si la Bible avait été écrite de nos jours, il y aurait figuré... juste après avoir fait la une du magazine Rolling Stone, flanqué d'une couronne de ronces.

Les idées de grandeur de Kanye ne se sont malheureusement pas transmises aussi clairement sur la scène des Plaines hier. Il a certes réussi à mettre le public à casquettes dans sa poche dès la première chanson, mais il l'a échappé en chemin. Accompagné de violonnistes glam, de choristes-danseurs et de notre A-Track aux platines (qui a failli lui voler la vedette, d'ailleurs), il a emprunté, durant la première partie de son show de presque deux heures, plus du répertoire de ses collègues que du sien.

Jay-Z (par 4 fois au moins), Rich Boy, Ludacris et Alicia Keys (!), entre autres, ont été entonnés par le mégalorappeur, avant que celui-ci ne se décide à jouer de ses propres chansons. On se demande encore pourquoi, celles-ci étant des bombes prêtes à détonner, justement.



C'est pour son nouveau tube à base de Daft Punk, Stronger, que la foule et la scène ont réellement levé. Ont suivi les Gold Digger, Addiction, Diamonds et Overnight Celebrity que tout le monde était venu entendre. Une excellente fin qui d'un coup a fait oublier le manque de cohésion du début. La prochaine fois, laisse-toi aller, Kanye...
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29 Juin 2007

Permalink 18:47 pm, Evelyne Cote / (V.O.), 124 mots  

Entracte

Intro rapide pour les surfeurs récents: troisième billet sur le Village en chanson de Petite-Vallée. Images de la Gaspésie, vue d'un bateau.



Aujourd'hui, promenade maritime en compagnie de Daniel Boucher et son petit Émile, de Luc de Larochelière et sa fille, de rorquals et de baleines à bosses, et d'invités surprises pas stressés du tout.



Solo.



Ce soir spectacle à l'église du village de Cloridorme (ça ne s'invente pas) avec Ariane Moffat, puis demain détour par l'île Bonaventure pour faire les fous avec les Bassans.



Stay tuned pour des mots et des images sur les finalistes et le gros spectacle du 25e. Les vagues ont avalé les chuchotements de Boucher à ce sujet, le mystère plane...

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