Martin Morin

À la surprise d'un jeune couple prônant le retrait préventif, Martin vient au monde nu et imberbe, une situation qui allait rapidement changer. Immature dès son plus jeune âge, il éprouve rapidement une passion peu commune pour cette mystérieuse machine à images trônant fièrement dans le salon familial, nappé de brun et de ses dérivés. Il découvre le septième art et découvre sa sexualité d'un même geste quelques années plus tard lorsque The Blue Lagoon est présenté à Télé-Métropole, alors qu'il franchit la jeune dizaine.

Ses études pré-universitaires l'ayant préparé à devenir vagabond, il prend son grabat et se rend terroriser l'Europe pour quelques mois, dans le but avoué de pouvoir placer l'expression «oui, j'y suis allé» dans ses conversations des 20 années à venir.

C'est au début des années 1990 qu'il s'inscrit en études cinématographiques. Il proclame dès son premier cours «Je serai le prochain Alain Robbe-Grillet!» Quatre sessions plus tard, après avoir vu son premier Robbe-Grillet, il passe à un autre appel et tente d'apprivoiser la vie et les paies sur une base constante.

Embauché chez Canoë en décembre 2000, il gravit lentement les échelons qui le mènent finalement au nirvana culturel: la responsabilité de la section Cinéma. Armé de son fidèle compère Antoine Godin, il donne vie à une nouvelle section «critiques» et depuis lors, les deux camarades y vont de leurs coups de c'ur et de leurs coups de groins.

Propriétaire d'une jeune enfant en âge d'écouter The Blue Lagoon, il tente d'enseigner l'importance de penser tout haut, et de chuchoter encore plus fort.

Fiers comme des paons, famille et amis le croient toujours allumeur de réverbères à Villefranche de Conflent, dans le Languedoc.